Cédric Klapisch, une des nombreuses révélations du Festival du Cinéma européen

En 35 ans d’existence, le Festival peut se targuer d’être un véritable révélateur de talents. Dès les années 80, le Festival repérait déjà certains des réalisateurs qui font le cinéma d’aujourd’hui : c’est le cas de Cédric Klapisch dont le court-métrage Ce qui me meut a fait partie de la sélection officielle de 1989.

Cédric Klapisch a aujourd’hui la chance de faire partie des rares réalisateurs dont le nom résonne dans l’oreille du grand public. Sa trilogie L’Auberge espagnole, Les Poupées russes et Casse-tête chinois compte parmi les films français cultes de ce début de siècle et beaucoup considèrent qu’il a révélé de grands noms d’aujourd’hui tels que Romain Duris, Vincent Elbaz ou encore Cécile de France.

C’est véritablement en 1992 que la carrière de Klapisch décolle avec son premier long-métrage Riens du tout. Dans ce film choral, il dirige déjà de grandes figures du cinéma telles que Fabrice Luchini, Karine Viard et Jean-Pierre Darroussin. Avec 500 000 entrées, ce premier succès lance la carrière du réalisateur et lui permet de pérenniser certaines collaborations avec acteurs et producteurs.

Toutefois, comme beaucoup de grands réalisateurs, Cédric Klapisch s’est d’abord essayé aux courts-métrages. En 1989, trois ans avant Riens du tout, il réalise Ce qui me meut, un court-métrage qui met en scène l’hommage de l’Académie des sciences à Etienne-Jules Marey en 1930. Atypique et ambitieuse, cette œuvre retient l’attention de plusieurs festivals, dont le Festival du Cinéma européen. Ainsi, il rejoint la sélection officielle de la 6ème édition.

Cette mise en avant de l’œuvre de Klapisch par le Festival notamment lui permet de faire entendre sa voix dans le milieu et d’accéder à une certaine crédibilité. Ainsi, à la suite de cette sélection, plusieurs professionnels du cinéma aident le réalisateur à passer au format long et à entamer la carrière qu’on lui connaît.

Désormais scénariste, réalisateur et producteur, nul doute que Klapisch n’ait oublié le coup de pouce donné par ceux qui ont mis en valeur son court-métrage puisqu’il a nommé sa société de production Ce qui me meut.