Fanny Pereire : Celle qui “crée des collections d’art pour des gens qui n’existent pas” se livre au New York Times

Depuis déjà plus de dix ans, Fanny Pereire, jurée de la 35ème édition du Festival du Cinéma européen, s’occupe d’intégrer des œuvres d’art dans les décors des productions télévisuelles ou cinématographiques.

 

Sa première expérience dans ce domaine remonte à 2002 pour la série dramatique Changing Lanes (Dérapages incontrôlés) et son influence n’a cessé de croître depuis. Elle imagine les besoins et goûts des personnages pour ensuite disposer dans leurs environnements les pièces les plus adéquates. Fanny Pereire négocie avec les artistes afin d’obtenir les droits de diffusion à l’écran d’une œuvre, elle négocie l’emprunt ou la location d’une œuvre originale ou le plus souvent s’occupe de réaliser une copie.

 

Comme elle l’explique dans son interview, son métier fait appel à sa créativité mais demande également beaucoup de ressources. Elle imagine l’univers, les goûts et couleurs du personnage, le rapport de l’œuvre avec la suite de l’histoire afin de construire le décor le plus approprié en se fondant sur le script qu’elle reçoit comme l’ensemble de l’équipe de production. Elle doit respecter les souhaits des artistes originaux, les limites chronologiques de l’histoire, les parcours des personnages, mais aussi une limite de coût de production. Lors des tournages, elle préfère également ne pas avoir à conserver longtemps des œuvres originales sur le plateau.

 

Lorsqu’elle s’occupe de réaliser des copies des œuvres originales d’artiste, elle commence par fournir une reproduction digitale de grande qualité. Par la suite, l’œuvre est reproduite sur papier ou sur toile pour rester fidèle à l’originale. Les artistes de l’équipe des arts scéniques finissent ensuite de les confectionner afin d’être certains que le rendu soit idéal à l’écran. Une fois utilisées, les copies sont détruites et une preuve est envoyée à l’artiste.

 

Finalement, cette interview de Fanny Pereire nous donne accès à un aspect souvent méconnu des tournages avec plusieurs anecdotes surprenantes. N’hésitez donc pas à lire l’interview dans son intégralité sur le site de The New York Time afin d’en apprendre plus sur cette face cachée du septième art.

 

Voici le lien : https://www.nytimes.com/2020/05/14/arts/design/real-art-fictional-characters.html?referringSource=articleShare&fbclid=IwAR23r3av7CdMwBKmWWuawCWS_9CU8w009JaQMRwNfX3lbOCUCj4kUNN2VUk